Dimanche 29 mars 2009
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Par marnyya.overblog.com
les symptômes du mal du cœur, son retour à la santé
et comment l'homme parvient à connaître ses propres défauts
Sache que chaque membre a été créé pour accomplir un acte particulier. Ainsi, le symptôme de sa maladie réside dans le fait qu'il ne peut plus assurer ce genre d'acte ou qu'il manifeste un certain
trouble de fonctionnement : la maladie de la main prive de la force de saisir, la maladie de l'œil prive de la possibilité de voir et la maladie du cœur réside dans le fait qu'il lui devient
difficile d'accomplir l'action qui lui est propre et pour laquelle il a été créé, à savoir la science (al-'ilm), la sagesse (al-hikma), la connaissance (al-ma'rifa), l'amour d’Allah - تعالى - (hubb
Allahi ta'âlâ) et Son adoration ('ibâdatahu), ainsi que le fait de préférer cela à tout autre désir (shahwa).
Supposons que l'homme ait tout connu sans connaître Allah - سبحانه -, il serait comme s'il n'avait rien connu. Or, le signe de la connaissance, c'est l'amour. Ainsi, celui qui connaît Allah L'aime.
Le signe de son amour, c'est qu'il ne Lui préfère rien d'autre parmi les choses aimables. Et celui qui préfère à Allah quelque chose parmi ce qui est aimable, possède un cœur malade, au même titre
que l'estomac malade qui préfère la consommation de l'argile à celle du pain, en perdant l'appétit du pain.
Mais la maladie du cœur est subtile et il arrive à celui qui en est atteint de l'ignorer et d'en être insoucieux. S'il la connaît, il lui est souvent difficile d'endurer l'amertume de son remède,
car son remède consiste à s'opposer au désir. Et s'il trouve la patience, il ne trouvera pas pour autant le médecin habile pour le soigner. En effet, les médecins ce sont les savants, mais ceux-ci
sont aussi victimes de la maladie. Il faut savoir que rarement le médecin malade ne se penche sur son propre mal. C'est pour cette raison que le mal est devenu incurable, que cette science s'est
éteinte, que la médecine des cœurs et de leurs maux a été complètement reniée et que les gens se sont adonnées à des œuvres dont l'extérieur est constitué de dévotions et dont l'intérieur n'est
qu'habitudes et automatismes. Voilà les symptômes de l'origine du mal.
Quant au rétablissement du cœur et son retour à la santé normale après les soins dispensées, cela consiste à regarder la cause : si le fidèle veut soigner le mal de l'avarice, son remède consiste à
donner de l'argent, mais sans excès pour ne pas tomber dans le gaspillage et la dilapidation et ne pas contracter un autre mal. Son cas ressemble à celui qui soigne le refroidissement par une
chaleur excessive. Jusqu'à ce que la fièvre s'empare de son corps, et il ne fait qu'introduire un autre mal. C'est pourquoi, il convient de rechercher la modération.
Si tu veux connaître le juste milieu, regarde en toi-même : si l'accumulation et la garde de l'argent t'es plus agréable et plus facile que sa dépense en faveur de ceux qui le méritent, sache que
ce qui prédomine chez toi, c'est le vice de l'avarice. Tu dois donc te soigner par les dépenses. Lorsque la dépense en faveur de celui qui la mérite devient pour toi plus agréable et plus aisée que
la retenue de l'argent, c'est que tu es gagné par le gaspillage. Tu dois revenir à l'observance de la retenue. Tu ne cesses ainsi de te surveiller et de juger ta morale en fonction de la facilité
ou de la difficulté, jusqu'à ce que le rapport de ton cœur à l'argent soit rompu au point qu'il n'incline plus, tantôt vers sa dépense, tantôt vers sa retenue, et qu'il devienne pour toi comme
l'eau coulant de sa source : tu ne cherches plus à le retenir lorsque quelqu'un en a besoin ou à le dépenser s'il y a nécessité de le faire. Ainsi tout cœur qui atteint ce stade arrive à Allah sain
et sauf au sein de cette station.
Mais le cœur doit être sain et à l'abri de tous les mauvais caractères pour qu'il n'ait plus aucune attache au bas monde et afin que l'âme puisse se couper de ses attraits, s'en détourner et perdre
toute nostalgie à ses séductions. Elle peut alors effectuer son retour à son Seigneur comme une âme agréée et apaisée.
Comme le véritable juste milieu entre les deux extrêmes est très confus et ambigu, ou plutôt, il est plus fin qu'un cheveu et plus aigu qu'une lame d'épée, nul doute que celui qui se maintient
fermement sur cette voie droite dans le bas-monde (man istawâ 'alâ hâdha as-sirâti fî d-dounyâ), peut traverser une semblable voie dans la vie future (al-âkhira). Mais comme la rectitude est très
difficile, il a été ordonné au serviteur de répéter à plusieurs reprises chaque jour : " Dirige-nous sur la voie droite" (qur'ân : al-Fâtiha [1] - 6)
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